À propos

Sarah Blum est née à Berlin d’une mère sculptrice et d’un père chercheur.

Entre 8 et 9 ans, elle séjourne dans le sud de la France, avec toute sa famille, où elle apprend le français. De retour en Allemagne, elle suit une scolarité française jusqu’au baccalauréat au Lycée Français de Berlin. Après des études de Sciences Po à l’IEP de Rennes elle se lance dans ce qu’elle sait être son vrai désir : créer des films.

De 2003 à 2007, admise au concours de l’INSAS, elle commence une formation de réalisation, mais se réoriente vite vers une formation d’image.  C’est là qu’elle découvre ce qui va devenir son métier : DIRECTRICE DE LA PHOTOGRAPHIE -trouver un langage visuel à chaque film, sculpter la lumière, composer les cadres, travailler en équipe et devenir l’œil des réalisateurs.

Depuis 2017, Sarah Blum est membre de l’Académie Européenne du Film (EFA).

FICTION & DOCUMENTAIRE – Parmi les réalisateurs avec lesquels elle a travaillé figurent Werner Schroeter (Une Nuit de Chien, long métrage de fiction/assistante caméra), Sophie Schoukens (Marieke, Marieke , long métrage de fiction/assistante caméra), Nurit Aviv (Traduire, long métrage documentaire / Directrice de la photo), A.S.Labarthe (Cinéastes de notre temps , long métrage documentaire / Directrice de la photo), Jérôme de Missolz (Les Jeunes gens Mödernes, long métrage documentaire sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes / Directrice de la photo), Stan Neumann, Eyal Sivan, Max Ophuls et des jeunes réalisateurs de talent comme Alic Diop (Vers la tendresse, César du court métrage 2017) et Ayat Najafi (No Land’s Song, sorti en salle en 2016, nominé aux Lolas 2017, les « césars allemands »).

LA MUSIQUE –La Musique a toujours été très présente dans la vie de Sarah. Adolescente elle jouait du piano, puis du saxophone et faisait parti de plusieurs formations de jazz. Devenue femme à la caméra, elle multiplie les collaborations avec des musiciens sur des tournages de clips et d’epk, avec les maisons de disque Harmonia Mundi (René Jacobs, Javier Perianes, Emmanuelle Bertrand, Alexander Melnikov, Marcio Faraco) et Naïv (Hopkinson Smith), Because Music et la chanteuse Camille, avec le trompettiste Eric le Lann, la pianiste Hortense Cartier-Bresson et d’autres. Elle cadre par ailleurs des captations de concerts, de danse et de théâtre.

FILMS D’ARTISTES – A la frontière entre le cinéma et l’art vidéo,elle travaille régulièrement avec les artistes du Fresnoy (Randa Maroufi, Shirin Abu Shaqra, Justine Pluvinage, …)

PLAN SÉQUENCE : Très attirée par des situations où la caméra fait corps avec les personnes et les décors, Sarah aime filmer en plan séquence. PLAN SÉQUENCE regroupe l’ensemble des projets où ce dispositif a été au centre du tournage. Que ce soit dans des tournages de captation et de clip (musique, danse, théâtre), de fiction ou de documentaire, cette technique permet de filmer une continuité sans coupe, sans interrompre le jeu des personnes filmées. Pour la cadreuse c’est un vrai défi technique de se mettre entièrement au service de ce qui advient, et à la fois c’est un réel plaisir de ‘faire corps’ avec le protagniste devant l’objectif.

LA PHOTOGRAPHIE – C’est un lieu de ressourcement créatif, de laboratoire et d’expression personnelle pour Sarah. Elle aime s’exposer aux situations en mouvement et les improvisations (photo documentaire, ou un dispositif crée pour l’occasion), où elle cherche à saisir l’instant décisif. Très inspirée par le surréalisme, elle travaille également sur des collages et des déplacements de sens. Elle réitère les sessions photo en collaborations avec d’autres artistes (danseurs, performeurs, peintres) et ses amis modèles.