Drogues et créations de Jérôme de Missolz

Jean Cocteau, réalisateur, écrivain et artiste surréaliste français
Le guitariste et chanteur australien Daevid Allen
Alex Grey, artiste psychédélique américain
Jan Kounen, réalisateur français

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VOIR LA 1ere PARTIE  (55′)

Drogues et création – Une histoire des paradis artificiels (FR) HD, 2*55′

 

« L’influence des drogues sur la création artistique, du début du XIXe siècle à aujourd’hui. Un passionnant documentaire en deux parties porté par une mise en forme inspirée. De Thomas de Quincey à la naissance du surréalisme, cette première partie évoque le goût des romantiques français pour les paradis artificiels.

C’est avec Thomas de Quincey et ses Confessions d’un mangeur d’opium anglais (1822), dont Berlioz s’inspire pour écrire sa Symphonie fantastique, que débute l’histoire artistique des paradis artificiels. Les romantiques français sont vite fascinés par les drogues. Fantasmant un Orient perdu, Chateaubriand, Lamartine ou Nerval y cherchent l’inspiration. Moreau de Tours crée le Club des haschischins : des expériences opiacées auxquelles participent Baudelaire, Gauthier, Daumier et sans doute Balzac et Delacroix. Tout au long du XIXe siècle, les drogues permettent la création d’univers poétiques entièrement neufs, illustrés par Carroll (Alice au pays des merveilles), Shelley et son docteur Frankenstein ou encore Stevenson avec le docteur Jekyll et Mr. Hyde. Après la guerre de 1870, les scientifiques isolent le principe actif des plantes. L’héroïne apparaît, tout comme la cocaïne, dont Freud abuse pour travailler davantage. Le symbolisme puis le décadentisme en découlent. Huysmans, Munch, Wilde et Moreau, pour ne citer qu’eux, cultivent l’esprit « fin de siècle » d’une société qui se corrompt et la fascination pour le macabre et les « déviances ». Au cinéma, la drogue fait son apparition dès 1906. Le mélange d’opium, morphine et cocaïne permet l’invention de nouveaux rapports entre formes et couleurs, dont les peintures de Picasso sont le meilleur exemple. Après la fin de la Première Guerre mondiale, une frénésie d’oubli provoque un fort engouement pour les paradis artificiels. Le surréalisme est né…

Dans cette histoire revisitée des paradis artificiels, on (re)découvre avec délectation des poèmes, tableaux, chansons, concerts des plus grands artistes des XIXe et XXe siècles. Mais le documentaire de Jérôme de Missolz est plus qu’une mine d’or sur l’influence des drogues dans l’art depuis deux siècles. En entrecoupant son propos d’expériences visuelles et sonores, il nous immerge dans un univers psychédélique à la dimension poétique envoûtante. »

réalisation : Jérôme de Missolz

chef opératrice image : Sarah Blum

son et graphismes animés : Mathieu Foldes

montage : Elisabeth Juste

mixage : Jean-Marc Schick

étalonnage : Romain Pierrat, La Huit

production : Lorence Ubersfeld, Lu Films